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L'objectif de votre travail est une aide à la décision et/ou une aide à l'action. Par conséquent il doit proposer une série de recommandations ciblées par rapport à la commande, et opérationnelles.
Le risque de décevoir le commanditaire est grand si :
Les recommandations doivent permettre d'aider à la décision :
Certains le justifient par rapport à des tensions institutionnelles dues à leur position quand le commanditaire est le supérieur hiérarchique. Pour autant, quel serait l'intérêt du commanditaire à passer une commande s'il n'attendait pas une évaluation véritable de son projet ? Dans le cadre des rapports d'atelier territorial notamment, l'expérience montre une tendance à surestimer les attentes du commanditaire en termes de conformité à son point de vue. C'est avant tout une question d'éthique du professionnel et de capacité à se situer comme conseiller : savoir dire à son supérieur quels risques il court en prenant telle ou telle décision.
Contre-exemple : les horaires et circuits de transports scolaires doivent être réaménagés.
Le recueil des données n'est pas seulement nécessaire pour réaliser un état des lieux de la situation et repérer des besoins. C'est également l'occasion de repérer ce qui est fait et a été fait d'une part, ce que les acteurs souhaitent ou peuvent faire d'autre part. Une recommandation sera d'autant plus facilement mise en œuvre qu'elle trouve sa source dans des expériences de terrain.
Quel que soit l'objet de la commande, il a une composante primordiale humaine : une directive, un mode d'organisation, un outil ne prendront leur sens que par rapport à ce que les acteurs en feront. On sait l'importance de la compréhension et l'acceptation des finalités pour une mise en œuvre qui ne soit pas bloquée ou simplement de façade. À la manière d'un enseignant qui construit son cours en fonction des représentations premières de ses élèves, la recommandation doit prendre en compte les acteurs (ce qu'ils font/ou pas, savent/ou pas, peuvent/ou pas, souhaitent/ou pas, etc.) soit pour s'appuyer sur l'existant, soit pour savoir avec quelles difficultés il faudra faire.
Quelques classiques à éviter : action de formation continue, action de formation sur site, comité académique, groupe de pilotage, travail de réflexion… En soit, il ne s'agit pas de mauvaises idées mais, si elles étaient toutes appliquées, le plan académique de formation serait trop coûteux et, surtout, les cadres de l'académie seraient des nomades permanents, passant d'un groupe de réflexion à un comité de pilotage pour terminer dans une structure d'évaluation. Il faut donc faire preuve de réalisme comme d'imagination pour que les résultats attendus de ces différents outils puissent être couverts par d'autres actions, acteurs, au plus près du terrain.