Logos ministère de l'Éducation nationale et du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Logo du ministère de l'Éducation nationale Logo du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation
Logo de l'École supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESENESR)
La formation des cadres et des personnels ATSSRSS Icône du flux RSS de l'ESENESRPodcast Icône du flux podcast de l'ESENESR



Rechercher dans :


Mesurer, analyser et prévenir les discriminations à l'école


Identifiant : 17NDGE8000


Problématique


La lutte contre toutes les formes de discriminations est au fondement des missions de l'École, réaffirmées dans la loi du 8 juillet 2013. L'École doit ainsi veiller à l'inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction, à la mixité sociale des publics scolarisés, de même qu'elle doit offrir un cadre protecteur pour les élèves et les personnels et favoriser un climat scolaire serein. Elle doit en outre faire acquérir par tous les élèves le respect de l'égale dignité des êtres humains, quelles que soient leurs origines et leurs différences, et prévoir que la question des discriminations soit abordée dans la formation de tous les personnels enseignants et d'éducation.

Les contours de cette politique éducative ont été rappelés dans la circulaire de préparation de la rentrée 2016, qui rappelle que la prévention de toutes les formes de discriminations recouvre le combat des "expressions et (des) violences inspirées du sexisme, du racisme et de l'homophobie en milieu scolaire et les violences qui leur sont liées. La prévention des discriminations, inscrite dans les programmes d'enseignement, doit en outre faire l'objet de travaux à l'échelle des écoles et des établissements, à l'occasion de journées ou de semaines dédiées. Inscrites dans une progression pédagogique et éducative, elles doivent favoriser la participation et l'engagement des élèves, ainsi que le concours des partenaires de l'École".

La discrimination vise à défavoriser une personne pour des motifs notamment racistes, sexistes, homophobes ou de participation à des activités syndicales, ou encore en raison de l'âge et du handicap. Vingt-et-un critères sont aujourd'hui inscrits à l'article L225-1 du code pénal. Un comportement discriminatoire consiste à priver un individu de ses droits, à l'écarter du groupe pour l'isoler et le stigmatiser ; il est toujours sournois, diffus et ne se laisse pas facilement entrevoir.

Pour la première fois en 2010, le ministère de l'éducation nationale a, dans un rapport qui a fait date, décrit et analysé le phénomène discriminatoire à l'école (pdf 154 Ko). Les rapporteurs débutent ainsi leur rapport remis au ministre de l'éducation nationale : "toutes les formes de discrimination violent le principe républicain d'égalité en ce qu'elles constituent une inégalité de traitement basée sur une intention de nuire. Elles sont contraires au principe de laïcité. Celui-ci, au fondement de la République, ne nie pas les différences personnelles, mais affirme des valeurs communes au-delà des appartenances particulières. Il exige de réagir face à des comportements contraires aux libertés fondamentales, aux droits des personnes, à l'égalité entre les femmes et les hommes. La discrimination est particulièrement inadmissible à l'École, lieu privilégié de l'enracinement de l'idée républicaine et de l'apprentissage d'un "vivre ensemble" fondé sur la raison, la formation au dialogue et à la liberté."

Cette situation illégale qui est aussi à l'œuvre à l'école nécessite de former le plus grand nombre possible de personnels pour les mettre en situation de repérer, identifier et combattre le phénomène de discrimination.

Pour un cadrage théorique et pédagogique récent, on pourra se reporter au dossier de veille de l'Institut français de l'Éducation (IFÉ) de février 2014 (pdf 711 Ko)  ou encore au rapport du jury de la conférence de consensus qui s'est tenue en février 2016 à l'université Paris-Est Créteil (pdf 473 Ko).


Objectifs de la formation


  • Identifier les formes de discrimination et en mesurer les degrés ;
  • comprendre les mécanismes qui se mettent en œuvre entre les auteurs actifs et passifs ;
  • apprendre à identifier les signaux faibles de la discrimination ;
  • savoir identifier et qualifier les comportements discriminants ;
  • outiller les personnels pour lutter contre les discriminations ;
  • outiller les personnels pour traiter le sujet des discriminations dans les enseignements, les actions éducatives et la vie scolaire, en lien avec la mise en œuvre du Parcours citoyen.

Ce séminaire vise à faire un état de la prise en compte des discriminations dans le système scolaire, à la fois en tant qu'objet d'enseignement et de questionnement pédagogique - comment traiter un sujet qui fait aujourd'hui partie intégrante des programmes de l'enseignement moral et civique - et en tant qu'elles interrogent les pratiques professionnelles et le fonctionnement de l'institution - comment garantir aux élèves un traitement égal et les mêmes chances de réussite, ainsi que des conditions d'apprentissage attentives à la neutralisation des critères de discrimination définis par la loi.

Très étroitement lié aux questions de la justice scolaire et des inégalités, telles qu'elles sont perçues, vécues et exprimées par les élèves, le phénomène discriminatoire mérite d'être clarifié et ses mécanismes mis en évidence, alors même que l'acceptation juridique de ce terme est très différente de l'usage courant qui en est fait. Il apparaît dès lors nécessaire de permettre à l'ensemble des professionnels, chacune et chacun dans leurs rôles respectifs au sein de l'institution, de disposer des outils nécessaires à l'identification des discriminations, actives et passives, et aux leviers permettant de garantir à chaque élève une réelle égalité de traitement et l'exercice de leurs droits.


Scénario et méthode pédagogique de l'action


  • Séminaire d'une journée à Paris ;
  • intervention en amphithéâtre le matin puis travail en atelier dans quatre salles l'après-midi.


Effets attendus de la formation - critères d'évaluation


Conduire les stagiaires à être en alerte sur les signaux faibles des phénomènes de discrimination et leur permettre ainsi de participer à la lutte contre ce phénomène illégal et inacceptable dans l'École de la République.

Les stagiaires devront avoir acquis des :

  • connaissances réglementaires sur la discrimination ;
  • connaissances permettant de repérer les signaux de situations de discrimination ;
  • compétences permettant d'agir en situation discriminante ;
  • compétences permettant de mener, dans les enseignements et les actions éducatives, une pédagogie de la compréhension des mécanismes discriminatoires et de leur prévention.
Mise à jour le 15/01/2018

Imprimer la pageHaut de page

Informations pratiques

Public

Inspecteurs et inspectrices de l'éducation nationale (IEN) ; inspecteurs et inspectrices d'académie - inspecteurs et inspectrices pédagogique régionaux (IA-IPR) ; référents égalité ; référents harcèlement ; proviseurs et proviseures vie scolaire (PVS) ; formateurs et formatrices 1er et 2nd degrés des écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE)


Nombre de places

120


Dates

6 novembre 2017 (10h - 16h)


Lieu

Paris (75)


Candidatures

Public désigné


Contacts

Ingénieure de formation

Murielle FAVRE

murielle.favre@education.gouv.fr


Assistante de formation

Patricia MARTIN-LOISEL

patricia.martin@education.gouv.fr




Administration française École supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Téléport 2 - BP 72000 - Bd des Frères Lumière - 86963 Futuroscope Chasseneuil Cedex - France - Tel +33 (0)5 49 49 25 00

© 2013 ESENESR - Mentions légales - Contactez-nous