La concertation portera sur "la refondation de l'École de la République et la scolarisation des élèves en situation de handicap". Elle s'organisera autour de quatre groupes de travail thématiques : la réussite scolaire pour tous, les élèves au cœur de la refondation, un système éducatif juste et efficace, des personnels formés et reconnus. La concertation est confiée à quatre personnalités : Nathalie Mons, Christian Forestier, François Bonneau, Marie-Françoise Colombani. Elles auront la responsabilité d'élaborer et de proposer au gouvernement un rapport rassemblant les choix éducatifs à proposer au pays pour les années à venir, en associant à leurs travaux un grand nombre de partenaires. Un site dédié au débat est créé.
18 chantiers sont pointés. L'école primaire est la première des priorités, le socle commun de connaissances et de compétences restant la référence de la scolarité obligatoire, même s'il sera repensé, notamment par la réécriture des programmes de l'école et du collège. Un certain nombre de dispositifs mis en œuvre récemment seront analysés et améliorés (enseignement des langues, dispositif Éclair, établissements de réinsertion scolaire (ERS), internats d'excellence...). Enfin, la formation initiale et continue des enseignants seront réformées.
La lettre d'information de l'ESEN no 172 du 6 juillet 2012 est la dernière avant les vacances. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour notre prochaine lettre d'information. Vous recevrez courant juillet les habituelles "lectures pour l'été". L'ESEN sera fermée du 25 juillet au 15 août 2012.
Alain BOUVIER, recteur, ancien membre du Haut conseil de l'éducation, professeur émérite des universités de Poitiers et Sherbrooke, précise le nouveau statut du chef d'établissement, il énonce trois principes pour le management public et détaille les différentes fonctions de ce nouveau métier dépendant de la réforme de l'organisation territoriale de l'État. Il conclut sur l'évolution voire l'obligation de passer de l'égalité des droits à l'égalité des résultats.
Le catalogue des formations proposées par l'ESEN et ses partenaires dans le cadre du plan national de formation (PNF) est enrichi en permanence sur notre site. Les informations concernant les formations du 2e semestre 2012 sont en cours de mise en ligne.
Nous vous invitons à consulter régulièrement la page > Formation continue
Serge TISSERON, docteur en psychologie, directeur de recherches à l'université Paris 10 Nanterre, démontre comment la culture des écrans peut bouleverser chez les jeunes les relations à soi-même, aux autres, aux images, au réel et à la connaissance. Il souligne les dangers de cette situation qui demande la régulation et l'accompagnement au niveau parental, scolaire et politique.
"Les régions veulent piloter les lycées et les Centres régionaux de documentation pédagogique (CRDP). Réunis à Paris le 4 juillet, 12 présidents de conseils régionaux dont le président de l'Association des régions de France (ARF), Alain Rousset, ont présenté leur vision du nouvel acte de décentralisation promis par François Hollande. Ce nouveau partage des compétences ferait des régions les vrais pilotes des lycées, l'État gardant le pilotage pédagogique et la gestion des enseignants."
Consulter l'article de l'Expresso
Télécharger le communiqué de presse de l'Association des régions de France (pdf 1,12 Mo) (consulter notamment la partie consacrée à l'éducation : pages 16 à 19)
Cette étude constate que les cantines scolaires permettent aux élèves de manger de manière plus diversifiée qu'à la maison. Pourtant les adolescents résistent à l'apprentissage des bonnes habitudes alimentaires.
Télécharger l'analyse du CRÉDOC (pdf 736 Ko)
L'objectif de ce texte est d'adopter une perspective très concrète quant à la mise en œuvre de modalités de répartition du temps qui respecteraient au mieux les conclusions des travaux sur la question (notamment en référence aux besoins des élèves) mais qui prendraient aussi en compte les contraintes sur le plan organisationnel. Ce texte vise donc, avec une approche très pragmatique, à s'interroger sur un schéma d'organisation du temps qui intègre les différents aspects liés à ce questionnement qui dépassent la seule dimension des rythmes de l'enfant pour cibler l'amélioration du fonctionnement de l'école primaire.
Les vacances de la Toussaint, dans les trois zones, débuteront le samedi 27 octobre et se termineront le lundi 12 novembre 2012 au matin. Une journée est rattrapée au mois d'avril ou au mois de mai : les élèves auront cours soit le mercredi 3 avril, soit le mercredi 22 mai. Le choix sera arrêté localement par les recteurs. Lorsque des cours sont déjà organisés le mercredi matin, les élèves auront cours mercredi 3 avril et mercredi 22 mai après-midi. Il est à noter que les mercredis travaillés ont été choisis dans des semaines comportant un jour férié. Il n'y a donc pas d'alourdissement de la semaine de travail, ni pour les élèves, ni pour les enseignants. Les vacances d'été commenceront le samedi 6 juillet 2013 après la classe, au lieu du jeudi 4 juillet.
"La réforme de la voie professionnelle augmente considérablement les effectifs de bacheliers professionnels. Bien que ce baccalauréat ait d'abord vocation à préparer les jeunes à une insertion professionnelle immédiate, leur nombre dans l'enseignement supérieur progresse également, aussi bien sous statut scolaire que par alternance. 42 % des lauréats poursuivent leurs études à l'issue du baccalauréat. Ils s'inscrivent très majoritairement en sections de techniciens supérieurs, où ils obtiennent des résultats mitigés : près de la moitié d'entre eux obtiennent leur diplôme. Lorsqu'ils rejoignent les formations générales à l'Université, ils sont très peu nombreux à y obtenir leur licence. Un quart d'entre eux ont arrêté leurs études un an après leur inscription en première année de licence."
"L'évolution récente dans les parcours suivis par les jeunes dans l'enseignement supérieur se caractérise principalement par une élévation de leur niveau de sortie : un tiers des élèves de la génération entrée en sixième en 1995 quitte le système éducatif avec au moins un diplôme de niveau bac + 3, contre un quart de la génération précédente. Au total, 44 % d'entre eux ont obtenu un diplôme ou une certification sanctionnant au moins deux années d'études après le baccalauréat. Les écarts sont très importants selon l'origine sociale : deux enfants d'enseignants sur trois ont accédé à un diplôme de niveau bac + 3 ou plus, tandis que ce n'est le cas que d'un enfant d'ouvrier non qualifié sur dix. Le parcours suivi dans l'enseignement secondaire est déterminant pour la poursuite d'études supérieures et leur réussite : le taux d'accès à un diplôme de l'enseignement supérieur varie de 89 % pour les bacheliers généraux à 64 % pour les bacheliers technologiques et 19 % pour les bacheliers professionnels. Un jeune entré dans l'enseignement supérieur sur cinq est sorti sans diplôme ; les plus nombreux s'étaient inscrits dans une section de techniciens supérieurs."
"Huit bacheliers sur dix entrant en première année de licence (L1) déclarent être dans une formation qui correspond à ce qu'ils souhaitaient faire comme études en fin de terminale. Pourtant, 38 % n'avaient pas placé cette formation en tête de leur choix d'orientation. Certains ont été acceptés dans une formation autre que leur licence actuelle sans pour autant s'y inscrire ; les autres (25 % de l'ensemble) peuvent être considérés comme s'étant inscrits en L1 "par défaut". Ces inscrits sont moins satisfaits de leur orientation et du fonctionnement d'Admission Post-Bac (APB), et ont moins souvent bénéficié de certaines mesures du Plan Réussite en Licence. La satisfaction à l'égard de l'information sur l'orientation trouvée avant d'entrer à l'université continue à croître, Internet devenant la source d'information la plus citée. Les trois quarts des primo-inscrits en L1 souhaitent poursuivre leurs études dans leur licence, et plus de la moitié jusqu'au master. De moins en moins d'étudiants souhaitent devenir enseignants (31 % contre 45 % en 2006)."
Cette circulaire aménage l'organisation de l'année de stage des enseignants et des conseillers principaux d'éducation entrant dans le métier avec notamment l'introduction d'une décharge de service de trois heures postes par semaine pour les enseignants du second degré.
Nouvel arrêté fixant le cahier des charges de la formation des professeurs, documentalistes et conseillers principaux d'éducation
La loi a élargi les possibilités de détachement et d'intégration entre corps et cadres d'emplois de la fonction publique. Elle pose le principe de l'ouverture de l'ensemble des corps au détachement, à l'intégration et à l'intégration directe. Cette note de service indique les conditions pour intégrer directement le corps des inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR).
L'assouplissement de la sectorisation initiée à partir de 2007, au prétexte de lutter contre la ségrégation scolaire issue de la ségrégation urbaine, n'a pas rempli son but. Synthétisant les nombreuses recherches menées depuis cinq ans, la mission a décortiqué les mécanismes qui ont conduit à l'accentuation des inégalités scolaires.
Le rapport est organisé en trois parties. Une première partie dresse un bilan du diplôme intermédiaire et évalue sa pertinence. La deuxième partie évalue l'efficacité et la qualité du processus de certification notamment la qualification en langues vivantes. La troisième partie est consacrée aux conclusions et aux propositions afférentes qui portent sur le diplôme intermédiaire et sur le processus de certification associé.
Dans cette note l'IGEN analyse la contribution des inspecteurs au pilotage pédagogique, les relations entre les inspecteurs, les professeurs et les élèves ainsi que le métier et les missions de l'inspecteur.
Ce rapport traite des différents volets de l'activité de la DIO au cours de l'année 2011-2012 : la mise en œuvre du service dématérialisé de l'information et de l'orientation sur les formations et sur l'emploi, la géographie des territoires labellisés "orientation pour tous", la participation à la réflexion sur l'orientation dans l'enseignement secondaire et supérieur, la lutte contre le décrochage scolaire et universitaire, la coopération européenne, la promotion de la formation tout au long de la vie. Ce document s'achève sur une note prospective consacrée à l'évaluation du Service Public de l'Orientation.
Télécharger le rapport de la DIO (pdf 2,8 Mo)
"Une enquête internationale a permis pour la première fois en 2011 d'évaluer les compétences en langues vivantes étrangères des jeunes Européens âgés de 14 à 16 ans. Elle montre que les performances en anglais et en espagnol des élèves français n'atteignent pas les exigences formulées dans les programmes. Leur niveau est globalement plus faible que celui de leurs homologues des autres pays."
"Ce dossier, après un rappel de quelques controverses qui affectent les compétences, s'efforce de dresser les principales caractéristiques d'une évaluation des compétences qui semblent faire l'objet de convergences parmi les chercheurs francophones. Sont alors mises en lumière les difficultés de concilier les évaluations scolaires traditionnelles et ce que devrait être une évaluation des compétences en contexte éducatif, ce qui pose notamment le problème de la place des notes. Enfin, le dossier s'attache à voir comment l'évaluation des compétences a été prise en compte en France dans le cadre de la loi de 2005 sur le socle commun et des dispositifs qui y sont liés, comme par exemple l'introduction du livret personnel de compétences."
École supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Téléport 2 - BP 72000 - Bd des Frères Lumière - 86963 Futuroscope Chasseneuil Cedex - France - Tel +33 (0)5 49 49 25 00