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La circulaire du 29 avril 2008 réaffirme la volonté du Président de la République : "l'éducation artistique et culturelle est une mission prioritaire du ministre de l'éducation nationale et de la ministre de la culture et de la communication".
Priorité et partenariat : deux notions essentielles que la suite du texte développe, et qui sont reprises dans l'arrêté du 11 juillet 2008, et son annexe, consacré à l'histoire des arts.
L'enseignement de l'histoire des arts est le premier élément de la circulaire, celui qui met en œuvre, sur le terrain des écoles et des établissements, cette nouveauté dont l'objectif est "de donner à chacun [des élèves] une conscience commune : celle d'appartenir à l'histoire des cultures et des civilisations, à l'histoire du monde".
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Les deux textes se renvoient en écho la nécessité de la généralisation à tous les élèves et à tous les cycles de formation de cette ouverture aux arts et à la culture, quels que soient sa forme et son domaine d'expression ; ils disent aussi, l'un et l'autre, que ce but ne saurait être atteint que par un travail construit avec les acteurs et les professionnels de l'art.
Car au-delà de l'enseignement de l'histoire des arts, on vise "l'éveil des talents particuliers", qui pourront, s'ils le souhaitent, atteindre "des pratiques artistiques d'excellence".
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Il est ainsi affirmé que tous les écoliers, collégiens et lycéens participent de cette même conscience commune, mais aussi que tous ceux qui les font travailler sur cette réalité, enseignants et partenaires, s'inscrivent dans cette conscience commune à l'humanité. De là à dire que la pédagogie n'est plus dans le face à face traditionnel, mais dans l'être ensemble autour du sujet, il n'y a qu'un pas à franchir.
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On ne construit pas une nouvelle discipline scolaire : on met en place un enseignement nouveau, se nourrissant de tous les anciens, et dont l'objectif est non pas d'exceller dans un sujet par la maîtrise des savoirs, mais de "goûter le plaisir et le bonheur que procure la rencontre avec l'art". Plaisir et bonheur dans l'apprentissage ne sont pas fréquemment évoqués dans les textes fondateurs de l'éducation nationale ; cela signifie qu'ils sont porteurs d'un sens particulier et fort : l'histoire des arts nécessite une approche différente et dynamique, qui "favorise les liens entre la connaissance et la sensibilité".
L'histoire des arts :
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Au-delà des enjeux spécifiques au domaine artistique et culturel, déclinés par l'histoire des arts et l'éducation artistique et culturelle, c'est l'enjeu du socle commun qui se retrouve au cœur de cette construction nouvelle.
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La circulaire évoque la "dimension scientifique et technologique" du champ artistique et culturel, ce qui élargit le domaine habituellement consacré aux arts à ces disciplines : qu'elles relèvent de l'enseignement général (mathématiques, sciences physiques, ou autres) ou de l'enseignement technologique (construction mécanique, biochimie, …), elles peuvent contribuer, peu ou prou, à l'histoire des arts.
Les architectes et les constructeurs ont bien leur part de responsabilité dans la beauté de la cathédrale de Reims ou dans celle du viaduc de Millau. Ces disciplines s'ajoutent à celles qui sont traditionnellement liées aux arts, directement comme l'éducation musicale et les arts plastiques – dont le rôle reste fondamental –, indirectement comme le français par le biais de la littérature, l'histoire et les langues étrangères. Mais chaque enseignant aura sa touche à apporter et contribuera à la construction de la culture artistique de ses élèves.
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L'élève ne saurait être un consommateur passif ; il ne s'agit pas de le mettre devant une liste type d'œuvres d'art ; il s'agit de le mettre en relation d'échange avec ces œuvres d'art. On veut que progressivement, depuis l'école jusqu'au lycée, l'élève devienne un individu qui sache porter sur ce qui l'entoure le regard perçant de celui qui sait analyser, parce que cela lui permet de mieux goûter les éléments constitutifs du beau. Ce faisant, on participe aux piliers 5, 6 et 7 du socle commun de connaissances et de compétences. L'élève acquiert l'autonomie qui est un élément clé de sa réussite, autonomie dans la recherche et dans le travail autour de l'œuvre, avec les autres, avec les artistes aussi. Et il devient un citoyen éclairé dont l'esprit ouvert peut s'exercer à toutes les responsabilités de la cité.
Ainsi, on répond aux exigences du socle commun : ce que chaque élève aura acquis dans ces domaines, au cours de sa scolarité obligatoire, pourra être le début d'un parcours encore plus ambitieux.
Le socle n'est pas un minimum : il est ce qui permet de construire.
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