Tout projet nouveau nécessite qu'on envisage le processus d'évaluation. En ce qui concerne l'éducation artistique et culturelle et l'histoire des arts, on se heurte à une difficulté réelle : comment mesurer, comment "noter" ce qui est présenté comme relevant d'abord des attitudes de l'individu, plutôt que d'acquisitions mathématiquement comptabilisables ? Et même si l'on parle de compétences, les arts ne sont-ils pas trop proches du domaine du "goût" et de l'intérieur de l'individu pour souffrir une vérification, voire un classement entre ceux qui auront su acquérir telle compétence et ceux qui n'auront pas su, malgré leurs efforts et leur bonne volonté ? Plus encore, en vertu de quels critères déterminer qu'un tel sait, ou peut, et pas son voisin ? Nouvelle querelle des Anciens et des Modernes ? Nouvelle cabale des Bouffons ? Affrontement des partisans de la musique italienne et des tenants de la musique française ?...
5 min 13 sec
Mais en même temps, comment aider un nouvel enseignement à être considéré comme tel, dans un système qui reste très marqué par la notation, la correction, le classement, si on ne lui permet pas d'accéder au rang de discipline officielle par l'onction d'une épreuve, quelle qu'elle soit ? C'est pourquoi on retrouve un processus double : une épreuve ponctuelle pour le DNB, et des validations aux différents niveaux.
2 min 43 sec
Les principaux de collège et leurs équipes ont su construire l'épreuve du DNB et sa préparation. Les documents annexes en sont autant d'illustrations, sans prétendre à l'exemplarité absolue. Cela signifie aussi que les établissements peuvent mettre en œuvre une autonomie certaine, et efficace.
Mais, puisque l'objectif de l'histoire des arts est d'amener l'élève à prendre conscience qu'il "appartient à l'histoire des cultures et des civilisations, à l'histoire du monde", l'évaluation pertinente ne consiste-t-elle pas à l'aider à faire le point sur tout ce qu'il aura découvert, au fil des ans ? Et cela peut être significatif, puisque l'enseignement d'histoire des arts concerne tous les niveaux scolaires, donc au moins douze années.
1 min 19 sec
Il n'y a pas de directive ni d'outil officiels, mais il est souhaitable d'inventer un livret de suivi dans lequel seront notés les parcours, les acquisitions, les découvertes de l'élève, tant dans le domaine de l'histoire des arts que dans celui de l'éducation artistique et culturelle. Et si l'on veut assurer le lien entre le premier et le second degrés, c'est vraisemblablement en bassin de formation que ce document peut se concevoir. Sans que ce soit une évaluation au sens habituel, ce sera l'occasion d'évaluer ce qu'aura atteint l'élève.
À voir sur le web |
École supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Téléport 2 - BP 72000 - Bd des Frères Lumière - 86963 Futuroscope Chasseneuil Cedex - France - Tel +33 (0)5 49 49 25 00