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Acteurs, partenaires et territoires

La lutte contre le décrochage scolaire relève d'une politique publique en faveur des jeunes qui nécessite un travail de tous les acteurs dans un partenariat très étroit. Pour pouvoir s'attaquer aux causes profondes qui sont multifactorielles et qui se situent à l'intersection du social, du pédagogique, de l'économique et des comportements individuels et collectifs, le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a mis en place le plan "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage".

Dans les territoires, un ensemble d'acteurs travaille en collaboration afin de répondre à cette problématique. L'objectif est de porter un regard croisé sur les situations de décrochage, d'échanger entre partenaires et de proposer les réponses les plus adaptées au profil des jeunes décrocheurs. Ces acteurs locaux, acteurs de la communauté éducative et partenaires extérieurs, sont issus des champs de l'éducation, de la formation ou de l'insertion et agissent ensemble pour prévenir, repérer, prendre en charge et proposer des solutions au public décrocheur.

Des acteurs et des dispositifs

6 min 19 sec

Intervenants par ordre d'apparition :

Frédérique WEIXLER

Anne ARMAND

Patrice HERZECKE

Aziz JELLAB

Ellen DAUSSE

Fonctions des intervenants : Frédérique WEIXLER, département recherche et développement
en innovation et en éducation (DRDIE) ministère de l'éducation nationale

Anne ARMAND, inspectrice générale
de l'éducation nationale

Patrice HERZECKE, chef du service académique d'information, d'insertion
et d'orientation de Poitiers

Aziz JELLAB, inspecteur général
de l'éducation nationale

Ellen DAUSSE, inspectrice de l'éducation nationale - académie de Bordeaux

Les acteurs qui contribuent
au plan de lutte

4 min 22 sec

Intervenants par ordre d'apparition :

Jacques MORET

Claude BISSON-VAIVRE

Philippe WUILLAMIER

Patrice HERZECKE

David BEVIERE

Fonctions des intervenants : Jacques MORET, recteur de l'académie de Poitiers

Claude BISSON-VAIVRE, inspecteur général de l'éducation nationale

Philippe WUILLAMIER, directeur académique des Hauts-de-Seine

Patrice HERZECKE, chef du service académique d'information, d'insertion
et d'orientation de Poitiers

David BEVIERE, chef de service région Poitou-Charentes

Cette organisation partenariale permet une prise en charge plus rapide et mieux coordonnée des jeunes décrocheurs et s'exprime à travers plusieurs instances de coordination dans lesquelles l'axe fort est de travailler ensemble, en cohérence et en complémentarité.


Les dispositifs pour les jeunes en risque de décrochage

Les élèves sont suivis par l'établissement dans lequel ils sont inscrits en cours de scolarité et dans l'année après leur sortie. Les moyens existant pour favoriser la mobilisation des élèves et limiter les sorties prématurées du système éducatif sont :

  • les groupes de prévention du décrochage scolaire (GPDS) ;
  • les parcours individualisés et/ou personnalisés ;
  • les dispositifs de reprise de scolarité.

Le GPDS : placé sous la responsabilité du chef d'établissement, il réunit les acteurs de la communauté éducative et les partenaires extérieurs afin d'accompagner un jeune décrocheur dans sa démarche d'insertion (dans ou hors de l'établissement scolaire) et de lui apporter une réponse adaptée. Il vient compléter le plus souvent les actions proposées dans le cadre de la cellule de veille et peut s'y substituer. En effet, si la cellule ne peut proposer au jeune concerné des actions d'aide et d'accompagnement en interne, le recours à l'équipe du GPDS est alors nécessaire, avec une prise en charge plus spécifique pour répondre aux problématiques liées à l'insertion scolaire et professionnelle. Le GPDS a pour objectif de sécuriser les parcours des élèves, de limiter les sorties prématurées du système éducatif, de préparer leur insertion scolaire, sociale et professionnelle.

Les participants à ce GPDS peuvent être :

  • l'équipe de direction ;
  • le conseiller d'orientation psychologue (COP) ;
  • le conseiller principal d'éducation (CPE) ;
  • le référent décrochage ;
  • le chef des travaux ;
  • l'infirmière ;
  • l'assistante sociale ;
  • les enseignants et professeurs principaux ;
  • les entreprises ;
  • les établissements de formation ;
  • les éducateurs ;
  • Pôle emploi ;
  • les professeurs-coordonnateurs de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS), la personne ressource départementale-académique et d'autres partenaires autant que nécessaire.

La fiche méthodologique GPDS réalisée par la mission de lutte contre le décrochage de l'académie de Poitiers (pdf 104 Ko) présente plus en détails les objectifs et les modalités de fonctionnement des GPDS.

Dynamique sur un territoire

1 min 53 sec

Myriam BLANCHARD,
chef d'établissement
académie de Versailles


La mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS)

4 min 13 sec

Intervenants par ordre d'apparition :

Ludmila MARTIN, coordonnatrice
de la mission de lutte contre
le décrochage scolaire (MLDS) - Agen

Mustapha BOUZIDI, Coordonnateur MLDS - bassin de Nanterre

Pour les jeunes qui ont décroché

Plates-formes de suivi et d'appui aux décrocheurs (PSAD)

Dispositif interministériel défini par la circulaire n° 2011-028 du 9 février 2011, les PSAD ont pour objectif "d'apporter une réponse personnalisée et rapide à chaque jeune de plus de 16 ans sans diplôme et sans solution". Leur mission s'étend du repérage des décrocheurs à la proposition de solutions. L'échange d'informations entre les acteurs y est essentiel, dans le cadre d'une "confidentialité partagée".
Les PSAD sont placées sous l'autorité du préfet de département et sous la coordination, le plus souvent, de directeurs/trices de centre d'information et d'orientation (CIO), de missions locales (ML), de chefs d'établissement, etc. Il en existe environ 400 en France qui prennent en charge les décrocheurs effectifs, ceux qui ont interrompu la formation qu'ils suivaient avant d'obtenir le diplôme visé. Elles rassemblent, dans le périmètre d'un département, d'un bassin ou d'un district de formation, différents responsables :

  • de l'éducation nationale (établissements, CIO, mission de lutte contre le décrochage scolaire - MLDS) ;
  • de l'enseignement agricole (établissements, correspondants insertion pour l'enseignement agricole) ;
  • des centres de formation d'apprentis (CFA) ;
  • des missions locales et permanences d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO) ;
  • du service public de l'emploi (SPE) ;
  • du réseau d'information jeunesse ;
  • des collectivités territoriales compétentes.

Les jeunes sont repérés par le système interministériel d'échange d'information (SIEI) qui génère deux fois par an des listes des décrocheurs recensés par PSAD. D'autres modes de repérage "sur flux" de jeunes se présentant spontanément dans des structures d'accueil peuvent aussi co-exister avec ces plateformes. Les PSAD proposent d'accompagner les jeunes repérés, de manière personnalisée, dans leur volonté de retour dans une formation, dans un processus de qualification et/ou d'accès à l'emploi, en lien avec les réseaux FOQUALE.
Quelques documents permettant d'éclairer les fonctionnement des PSAD :


Réseaux FOQUALE

Les réseaux Formation Qualification Emploi (FOQUALE) visent à mieux coordonner l'ensemble des solutions, en amont et en aval, de l'éducation nationale au sein des PSAD. Ces réseaux rassemblent, dans le périmètre d'action d'une PSAD, les établissements et dispositifs relevant de l'éducation nationale et susceptibles d'accueillir les jeunes décrocheurs. Ils développent des mesures de remédiation au sein de l'éducation nationale et s'intègrent dans les réseaux de partenaires constitués autour des PSAD conformément à la circulaire n°2013-035 du 29 mars 2013.

Les réseaux FOQUALE en images

Annexe 1 de la circulaire n° 2013-035 du 29 mars 2013 sur les réseaux Formation qualification emploi (FOQUALE) : une seconde chance pour les jeunes en situation de décrochage, bulletin officiel n° 14 du 4 avril 2013, site du Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (png 15,2 Ko) (nouvelle fenêtre)Cliquer sur les images pour les agrandirAnnexe 2 de la circulaire n° 2013-035 du 29 mars 2013 sur les réseaux Formation qualification emploi (FOQUALE) : le parcours de prise en charge dans le cadre des réseaux FOQUALE, bulletin officiel n° 14 du 4 avril 2013, site du Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (png 11,4 Ko) (nouvelle fenêtre)
 Positionnement et organisations des réseaux FOQUALE
Annexe 1 de la circulaire n° 2013-035 du 29 mars 2015
(pdf 905 Ko)
             
        Le parcours de prise
en charge dans le cadre des réseaux FOQUALE
Annexe 2 de la circulaire n° 2013-035 du 29 mars 2015
(pdf 278 Ko)

Service public régional d'orientation (SPRO)

Le SPRO a succédé au service public d'orientation (labellisation selon une procédure nationale très précise). Il assure des missions d'accueil, d'information et d'orientation de tout individu, jeune ou adulte, en recherche d'une orientation et d'un accompagnement vers la qualification et/ou l'emploi. La loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale, mise en œuvre à compter de janvier 2015, reconnaît et définit les principes d'un SPRO. Dans ce cadre, la région, l'État et les autorités académiques assurent de façon conjointe et coordonnée la mise en œuvre du nouveau SPRO tout au long de la vie, dans le respect des prérogatives de chacun :

  • la région organise le service public régional de l'orientation tout au long de la vie, coordonne, en concertation avec les structures d'accueil organisées en réseau,  les actions des services qui concourent à sa mise en œuvre en direction des publics jeunes et adultes.

Le rôle de la collectivité territoriale

4 min 5 sec

David BEVIERE, chef de service - région Poitou-Charentes


  • l'État est chargé de l'information et de l'orientation des jeunes, des élèves et des étudiants ainsi que de la politique d'accompagnement vers l'emploi. À cet effet, il conserve ses responsabilités à l'égard des organismes du service public de l'emploi (Pôle emploi, missions locales, Cap emploi), et de ceux chargés de l'information du public dans ce domaine : centre d'information et d'orientation (CIO), délégation régionale de l'Office national d'information sur les enseignements et les professions (DRONISEP), centre régional d'information jeunesse (CRIJ).

Dans certaines régions, en anticipation, une convention de préfiguration de ce SPRO a été signée entre l'État (préfecture et rectorat) et la région concernée en 2013-2014. Les conventions de fonctionnement ont été signées généralement à la suite en 2014-2015 : exemple de la convention SPRO en Poitou-Charentes en 2014 et 2015 (pdf 2,1 Mo), signée le 12 septembre 2014, entre l'académie de Poitiers, la région Poitou-Charentes, la direction régionale de l'alimentation de l'agriculture et de la forêt (DRAF) et la préfecture de la région Poitou-Charentes.


Le droit au retour en formation

Ce droit est défini par :

Ces textes ouvrent un nouveau droit de retour en formation initiale sous statut scolaire aux jeunes âgés de 16 à 25 ans sortis du système éducatif sans diplôme ou qualification professionnelle pour une durée complémentaire de formation qualifiante d'une année afin d'obtenir au moins une formation professionnelle.
Un jeune qui souhaiterait bénéficier de ce droit  :

  • est mis en contact dans les trois jours avec un centre d'information et d'orientation, un(e) conseiller(ère) devant répondre à cette demande d'entretien dans les 15 jours ;
  • passe un entretien de positionnement réalisé par un(e) conseiller(ère) qui soit devient le référent tout au long du parcours du jeune, soit propose, dans le cadre du SPRO, qu'un partenaire le devienne, en fonction le plus souvent de la proximité avec l'opérateur de formation impliqué dans ce parcours ;
  • cosigne un document avec le référent et le chef d'établissement (ou opérateur de

Un Protocole d'accord entre l'Association des Régions de France (ARF) et l'État concernant la prise en charge des jeunes sortants du système de formation initiale sans un diplôme national ou une certification professionnelle a été publié dans une circulaire du 13 août 2015. Ce protocole établi des principes qui doivent être partagés par tous et des objectifs communs, notamment l'objectif général de diminution du nombre de jeunes sortants sans qualification du système de formation initiale dans tous les territoires.


Ainsi tous les acteurs au sein d'un territoire doivent se sentir concernés pour réussir l'objectif attendu : diviser le nombre par deux, d'ici 2017, de jeunes sortants sans qualification du système de formation et d'abaisser le taux de jeunes en dehors de tout système de formation et sans diplôme de second cycle du secondaire à 9,5 % d'ici 2020.


Mise en ligne le 03/12/2015



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 Présentation du dossier Décrochage scolaire

 Le décrochage c'est quoi ?

 Historique

 Enjeux

 Mobiliser les ressources des premier et second degrés

 L'innovation au service de la lutte contre le décrochage


À voir sur le web

Textes officiels :


Autres ressources :




Conférences

De l'école à l'emploi : le parcours individuel d'orientation professionnelle

  • Nicolas TORRES, adjoint à la cheffe du bureau de l'orientation et de l'insertion professionnelle, ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, direction générale de l'enseignement scolaire, sous-direction du socle commun, de la personnalisation des parcours scolaires et de l'orientation ;
  • Xavier VINET, chef du service académique d'information et d'orientation, académie de Nantes, délégué régional de l'Office national d'information sur les enseignements et les professions (ONISEP) ;
  • Françoise LEFEBVRE, proviseure du lycée Marie Curie de Nogent-sur-Oise, académie d'Amiens, directrice du groupement d'établissements pour la formation continue (GRETA) Sud-Oise ;
  • Catherine BEUZIT, principale du collège Molière à Bouillé-Loretz dans les Deux-Sèvres, académie de Poitiers.

Avec les contributions enregistrées de :

  • Jean-Pierre BELLIER, inspecteur général de l'éducation nationale pour les établissements et la Vie Scolaire (IGEN-EVS), en charge de l'orientation et du décrochage scolaire ;
  • George ASSERAF, agrégé de sciences économiques, inspecteur général de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche, directeur de l'ONISEP ;
  • rencontre d'acteurs qui ont participé à l'action de remobilisation des jeunes en interruption de parcours de formation "Quelles solutions pour ma rentrée ?" qui a eu lieu le 22 septembre 2014 au centre d'information et d'orientation (CIO) de Poitiers. L'éducation nationale et ses partenaires organisent, en effet, régulièrement des rencontres sur l'emploi et la formation pour proposer des solutions concrètes aux jeunes de moins de 25 ans.

Animatrice : Sonia LEVERD, ingénieur de formation ESENESR.

Logo Conférences interactives


ESENESR/CNED - conférence interactive
8 octobre 2014
1 h 29 min 9 sec



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