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Mobiliser les ressources des 1er et 2nd degrés


Motiver

La motivation des élèves est stimulée s'ils perçoivent que les tâches d'apprentissage sont en rapport direct ou indirect avec des besoins, des intérêts et des objectifs personnels et sont d'un niveau de difficulté appropriée, ce qui leur permet de s'en acquitter avec succès.


La motivation de l'élève

2 min 46 sec

Nicole CATHELINE, pédopsychiatre - centre hospitalier de Poitiers

Une école bienveillante

2 min 56 sec

Intervenants par ordre d'apparition :

Claude BISSON-VAIVRE, inspecteur général de l'éducation nationale

Philippe WUILLAMIER, directeur académique des Hauts-de-Seine

Laurent ABÉCASSIS, chef d'établissement - académie de Versailles



Se former et former

Le niveau de compétence de l'enseignant, sa motivation à enseigner et ses conceptions de l'apprentissage jouent considérablement sur la motivation des élèves. Il devient donc indispensable que les enseignants se forment tout au long de leur parcours professionnel.


La formation prend du temps

2 min 38 sec

Intervenants par ordre d'apparition :

Séverine THIBOUD, chargée de mission éducation prioritaire

Claude BISSON-VAIVRE, inspecteur général de l'éducation nationale


Les élèves sont motivés par des situations d'apprentissage et des activités qui les encouragent à s'investir personnellement dans leurs propres apprentissages. Ces situations d'apprentissage doivent les autoriser à des choix qui correspondent à leurs capacités et aux exigences de la tâche concernée. Les situations proposées autorisent la prise de risque et respectent le droit à l'erreur.


Les élèves parlent de la bienveillance

2 min 8 sec

Élèves au micro-lycée professionnel d'Agen (par ordre d'apparition) :

  • Anthony, 20 ans
  • Ilyess, 22 ans
  • Mohammed, 22 ans


Les supports d'apprentissage doivent également s'adapter aux besoins d'apprentissages individuels des élèves.


Comment éviter le décrochage scolaire ?

  • En utilisant des stratégies de contournement pour mobiliser ces élèves et faire tomber les blocages éventuels (aller contre la passivité, mettre l'élève en situation d'agir) ;
  • en modifiant le regard des adultes sur ces élèves, par une valorisation de leur réussite lors des activités dans lesquelles ils sont capables de s'engager. Les recherches montrent que la réussite d'un élève ne dépend pas seulement de ses compétences, mais également de sa confiance en ses capacités d'apprentissage.

La motivation à apprendre est meilleure dans des environnements rassurants, sécurisants et encourageants. Pour cela, les relations entre élèves et enseignants doivent être de qualité. Les adultes doivent rester attentifs aux capacités des élèves et être bienveillants. Le redoublement scolaire entraîne une faible confiance chez l'élève et un sentiment d'échec. Il s'agit de redonner confiance et de s'adapter à leurs contraintes personnelles.


Exemples d'actions pour éviter le décrochage

4 min 4 sec

Intervenants par ordre d'apparition :

Nicole CATHELINE, pédopsychiatre - centre hospitalier de Poitiers

Patrice HERZECKE, chef du service académique d'information, d'insertion
et d'orientation de Poitiers

Séverine THIBOUD, chargée de mission éducation prioritaire


Donner confiance

La confiance ne dépend pas exclusivement de l'élève, mais également des scénarii pédagogiques mis en œuvre par les enseignants ainsi que de la communication non verbale.

La confiance dépend également du regard des parents posé sur l'école.

La confiance en soi ne provient pas seulement des résultats scolaires d'un élève, mais aussi de la manière dont il perçoit réussites et échecs et des implications qu'il en tire concernant ses capacités d'apprentissage.


La place des parents

1 min 29 sec

Nicole CATHELINE, pédopsychiatre - centre hospitalier de Poitiers


Les réponses proposées pour lutter contre le décrochage

Des dispositifs… des structures… des personnes…

6 min 42 sec

Intervenants par ordre d'apparition :

Anne ARMAND

Philippe WUILLAMIER

Patrice HERZECKE

Ellen DAUSSE

Ludmila MARTIN

Valérie BACHERE

Fonctions des intervenants : Anne ARMAND, inspectrice générale de l'éducation nationale

Philippe WUILLAMIER, directeur académique des Hauts-de-Seine

Patrice HERZECKE, chef du service académique d'information, d'insertion
et d'orientation de Poitiers

Ellen DAUSSE, inspectrice de l'éducation nationale - académie de Bordeaux

Ludmila MARTIN, coordonnatrice de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) - Agen

Valérie BACHERE, coordonnatrice micro-lycée - Agen


Le décrochage scolaire est un processus multifactoriel complexe, car la très grande diversité des interactions possibles entre facteurs internes et externes au système scolaire produit autant d'histoires et de cas différents que de décrocheurs.

Il faut agir en amont, afin d'éviter les ruptures, car les situations d'échec peuvent être propices au décrochage scolaire. La communauté éducative, dans son ensemble, doit être mobilisée sur cet objectif.

La prévention-intervention

La prévention repose d'abord sur la mise en œuvre des réformes structurelles déjà engagées : plan de prévention de l'illettrisme, socle commun, personnalisation des parcours, prévention du harcèlement, etc. Ces actions permettent de conduire plus de jeunes vers le diplôme de fin de cycle et de limiter les sorties prématurées.

Des groupes de prévention du décrochage scolaire (GPDS) (pdf 133 Ko) dans les établissements scolaires mettent en œuvre des mesures de repérage et d'aides personnalisées : accompagnement personnalisé, stages, tutorat, entretien personnalisé d'orientation. Ces GPDS sont composés d'équipes pluriprofessionnelles (conseiller principal d'éducation - CPE, conseiller d'orientation-psychologue - COP, enseignant, médecin scolaire, assistante sociale, etc.).

Depuis 2013, le volet prévention est renforcé avec, notamment, la désignation de "référents" dans les établissements du second degré à fort taux d'absentéisme et de décrochage, le recentrage de l'action des missions de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) et la mise en œuvre d'un nouveau plan de prévention et de lutte contre l'absentéisme. Les textes relatifs à la lutte contre l'absentéisme scolaire modifiés en 2014 :

Ces mesures de prévention de l'absentéisme scolaire renforce l'accompagnement des familles dans le suivi de la scolarité de leur enfant et doit permettre une réaction immédiate et adaptée au plus près du terrain. Elles améliorent le dialogue avec les parents d'élèves dans un esprit de coéducation, notamment grâce à la mise en place d'un personnel d'éducation référent.

Elles doivent permettre de prendre en compte la multiplicité des causes de l'absentéisme scolaire. L'implication de l'ensemble des acteurs de l'éducation de l'enfant constitue un levier essentiel pour prévenir les situations d'absentéisme.

L'absentéisme est suivi conjointement par les établissements scolaires et la direction des services départementaux de l'éducation nationale. Une étude (Bref du centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq) n° 305 de Janvier 2013) montre combien les établissements traitent de façons très différentes le phénomène de l'absentéisme en s'appuyant plus sur un droit coutumier que sur un droit formel, cherchant à s'adapter à la complexité de ce phénomène qui a tendance à augmenter et à se banaliser.
Si toutes ces démarches sont sans effet, une équipe de la direction départementale des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN), composée souvent de conseiller(e)s techniques du directeur académique  (information et orientation ; médical ; social), de chefs d'établissement et du/de la chef de division traitant de la vie de l'élève, accompagne ces démarches avec une graduation : courrier aux familles, rappel à la loi, signalement à la mairie du lieu de résidence de l'élève et au conseil général, convocation par l'inspecteur d'académie - directeur académique des services de l'éducation nationale (IA-DASEN) ou par son représentant et, enfin, si les démarches n'aboutissent pas, signalement au procureur.

Plus largement, pour favoriser la fluidité des parcours, ce sont toutes les transitions qui doivent être mieux accompagnées : celle entre la grande section de maternelle et le cours préparatoire ; celle entre chaque cycle, à l'école comme au collège ; celle entre le collège et les trois voies du lycée ; celle enfin entre le lycée et l'enseignement supérieur, en étant attentif aux acquis des élèves, aux méthodes de travail, à la continuité de l'orientation et au repérage des signes précurseurs du décrochage. Le conseil école-collège par ailleurs a pour vocation de renforcer la continuité entre le premier et le second degré.

L'ensemble de ce travail de prévention mené au quotidien dans les établissements est mis en valeur chaque année lors d'une semaine de la persévérance scolaire (initiative académique à Créteil).


La remédiation

La remédiation a pour objectif le retour en formation, l'accès à une qualification ou l'accès à un emploi stable d'élèves ayant déjà décroché. En effet, lorsqu'un jeune quitte l'école, il faut pouvoir le repérer, bien l'identifier, prendre contact avec lui et lui proposer un parcours aménagé. Ces solutions englobent le retour vers la formation au sens large ou vers la formation initiale.

Code de l'éducation

La loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République a eu pour effet de modifier sensiblement des articles du code de l'éducation, en particulier son article 14, qui modifie l'article 122-2 du code de l'éducation. Cette disposition ouvre ainsi un vrai droit de retour vers l'école. Les décrets n° 2014-1453 et n° 2014-1454 du 5 décembre 2014 définissent les conditions dans lesquelles les jeunes sortant du système éducatif sans qualification professionnelle reconnue par un des diplômes, titres ou certificats inscrits au répertoire national des certifications professionnelles peuvent bénéficier, à leur demande, d'une formation professionnelle dans le cadre scolaire. Celle-ci doit leur permettre d'acquérir un de ces diplômes. Ce droit est ouvert aux jeunes âgés de 16 à 25 ans ; l'accueil dans la formation dispensée sous statut scolaire ou d'étudiant s'effectue dans la limite des places disponibles. Ces dispositions ont été insérées dans le code de l'éducation sous les articles D122-3-1 à 8.

Système interministériel d'échanges d'informations (SIEI)

Pour accompagner les élèves décrocheurs, il faut le repérer, et ce grâce à un système interministériel d'échanges d'informations (SIEI). Il s'agit d'un comparateur permettant de croiser les bases informatiques des établissements de l'éducation nationale, de l'enseignement agricole et de l'apprentissage public et des missions locales. Ainsi, on identifie les jeunes décrocheurs de 16 ans et plus non scolarisés dans un système de formation initiale et n'ayant pas obtenu le diplôme de fin de cycle dans lequel ils étaient inscrits. Ce comparateur produit des listes qui sont transmises aux responsables de plateformes de suivi et d'appui aux décrocheurs (PSAD). Ces plateformes associent l'éducation nationale, différents réseaux (région, agriculture, mission locale, école de la deuxième chance, centre de l'établissement pour l'insertion dans l'emploi - EPIDE de l'armée, groupement d'établissements pour la formation continue - GRETA, etc.).

Réseaux FOQUALE

Les réseaux Formation Qualification Emploi (FOQUALE), mis en place en mars 2013, sont des réseaux opérationnels qui rassemblent, dans le périmètre d'action d'une plateforme de suivi et d'appui aux décrocheurs, les établissements et dispositifs de l'éducation nationale et sont susceptibles d'accueillir les jeunes décrocheurs. Ils ne se substituent pas aux plateformes de suivi et d'appui aux décrocheurs (PSAD), qui représentent un réseau de partenaires mobilisés dans la lutte contre le décrochage scolaire. Ils ont pour objectif d'organiser et de mutualiser les pratiques innovantes portées par les établissements scolaires. Si le jeune souhaite retourner en formation initiale, le réseau fait tout son possible pour l'accompagner, en l'affectant sur des places disponibles en cours d'année. Un effort particulier, pour permettre une bonne reprise de scolarité, est parfois engagé à travers la mise en place d'un sas de réorientation.

Structures de retour à l'école (SRE)

Une autre des solutions proposées par l'éducation nationale est celle des "structures de retour à l'école". Il s'agit d'un réseau dédié à l'intérieur du réseau FOQUALE qui développe des structures ou des dispositifs de type "nouvelle chance". Ces structures proposent une pédagogie adaptée, autour d'un cycle première-terminale, le plus souvent.

C'est dans ce cadre qu'ont été construits les micro-lycées, qui accueillent des jeunes sortis du système scolaire que l'on tente de remobiliser et de redynamiser avec une approche des apprentissages très différente de celle qui prime dans le système traditionnel. C'est ainsi que l'on espère éviter un nouveau décrochage.


L'exemple du micro-lycée

5 min 25 sec

Intervenants par ordre d'apparition :

Jacques MORET

Ellen DAUSSE

Gérard DUZAN

Fonctions des intervenants : Jacques MORET, recteur de l'académie de Poitiers

Ellen DAUSSE, inspectrice de l'éducation nationale - académie de Bordeaux

Gérard DUZAN, proviseur lycée professionnel - Agen


Micro-lycée et acteurs de terrain

3 min 50 sec

Intervenants par ordre d'apparition :

Ludmila MARTIN

Isabelle THIBAULT-ROUZAUD

Pascal SOUMIER

Maria GUILLON

Hémia KHAMISSI

Patricia FLANQUART

Fonctions des intervenants : Ludmila MARTIN, coordonnatrice
de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS) - Agen

Isabelle THIBAULT-ROUZAUD, enseignante - lycée professionnel Agen

Pascal SOUMIER, enseignant lycée professionnel Agen

Maria GUILLON, enseignante lycée professionnel Agen

Hémia KHAMISSI, enseignante lycée professionnel Agen

Patricia FLANQUART, assistante d'éducation (ASSEDU) - micro-lycée Agen

Écoles de la 2e chance

Enfin, d'autres structures ont vu le jour en dehors de l'éducation nationale réunies sous l'appellation des écoles de la 2e chance. Celles-ci ont pour objectif d'assurer l'insertion sociale et professionnelle de jeunes adultes de 18 à 25 ans qui sont sans qualification
et sans emploi. Un document du Sénat en date du 25 novembre 2015 fait un état des lieux de ces structures encore assez méconnues.

Mise en ligne le 03/12/2015



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 Présentation du dossier Décrochage scolaire (nouvelle fenêtre)

 Le décrochage c'est quoi ?

 Historique

 Enjeux

 Acteurs, partenaires et territoires

 L'innovation au service de la lutte contre le décrochage


À télécharger

À voir sur le web

  • Ma seconde chance, site de l'Office national d'information sur les enseignements et les professions (ONISEP)




Conférences

De l'école à l'emploi : le parcours individuel d'orientation professionnelle

  • Nicolas TORRES, adjoint à la cheffe du bureau de l'orientation et de l'insertion professionnelle, ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, direction générale de l'enseignement scolaire, sous-direction du socle commun, de la personnalisation des parcours scolaires et de l'orientation ;
  • Xavier VINET, chef du service académique d'information et d'orientation, académie de Nantes, délégué régional de l'Office national d'information sur les enseignements et les professions (ONISEP) ;
  • Françoise LEFEBVRE, proviseure du lycée Marie Curie de Nogent-sur-Oise, académie d'Amiens, directrice du groupement d'établissements pour la formation continue (GRETA) Sud-Oise ;
  • Catherine BEUZIT, principale du collège Molière à Bouillé-Loretz dans les Deux-Sèvres, académie de Poitiers.

Avec les contributions enregistrées de :

  • Jean-Pierre BELLIER, inspecteur général de l'éducation nationale pour les établissements et la Vie Scolaire (IGEN-EVS), en charge de l'orientation et du décrochage scolaire ;
  • George ASSERAF, agrégé de sciences économiques, inspecteur général de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche, directeur de l'ONISEP ;
  • rencontre d'acteurs qui ont participé à l'action de remobilisation des jeunes en interruption de parcours de formation "Quelles solutions pour ma rentrée ?" qui a eu lieu le 22 septembre 2014 au centre d'information et d'orientation (CIO) de Poitiers. L'éducation nationale et ses partenaires organisent, en effet, régulièrement des rencontres sur l'emploi et la formation pour proposer des solutions concrètes aux jeunes de moins de 25 ans.

Animatrice : Sonia LEVERD, ingénieur de formation ESENESR.

Logo Conférences interactives


ESENESR/CNED - conférence interactive
8 octobre 2014
1 h 29 min 9 sec



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