Logos ministère de l'Éducation nationale et du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Logo du ministère de l'Éducation nationale Logo du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation
Logo de l'École supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESENESR)
La formation des cadres et des personnels ATSSRSS Icône du flux RSS de l'ESENESRPodcast Icône du flux podcast de l'ESENESR



Rechercher dans :


Vous êtes ici : Accueil > Ressources par thème > Priorités nationales > La voie professionnelle > Apprentissage en EPLE > Enjeux et historique

Enjeux et historique

L'apprentissage au sein de l'Éducation nationale évolue discrètement depuis 40 ans. Au début des années 90, l'offre s'organise et s'institutionnalise ; pour autant, les effectifs restent en deçà des ambitions. Règles gestionnaires inadaptées et déficit de légitimité chronique au sein du monde de l'éducation sont en partie en cause. La volonté politique actuelle de lever ces freins passe par l'encouragement à la mixité des parcours de formation, ainsi que par le renforcement des partenariats avec les acteurs du monde économique.


Quels sont les enjeux pour les EPLE ?


Un objectif quantitatif de développement de l'apprentissage dans les EPLE

L'éducation nationale vise l'accueil de 20 000 apprentis supplémentaires en EPLE, soit une augmentation des effectifs de 50% d'ici 2017. En lien avec les représentants du monde économique et les régions, les académies examinent dans quels secteurs professionnels, à quel niveau de formation et dans quels territoires il serait opportun d'offrir des formations par apprentissage dans les EPLE. L'objectif est de renforcer les offres de formation existantes, de les enrichir et de les adapter, mais aussi d'en développer de nouvelles en complémentarité avec les formations scolaires.


Des leviers pour accompagner cette évolution

  • La mixité de parcours et de publics : la construction de parcours associant apprentissage et formation sous statut scolaire peut favoriser une meilleure exploitation du potentiel de formation. Ces parcours peuvent être diversement organisés (par exemple, pour le baccalauréat professionnel, un an sous statut scolaire suivi de deux ans en apprentissage ou deux ans sous statut scolaire suivis d'un an en apprentissage). Les CFA (centres de formation d'apprentis) ou les UFA des lycées (unités de formation par apprentissage) peuvent proposer à des élèves décrocheurs de poursuivre leurs études en apprentissage, ou à des jeunes ayant rompu un contrat d'apprentissage de terminer leur formation sous statut scolaire. Enfin, le regroupement de jeunes de statuts différents (élèves, apprentis, stagiaires de la formation professionnelle) dans une même formation permet l'accueil d'apprentis dont l'effectif serait insuffisant pour justifier l'ouverture d'une section spécifique, sur des secteurs ou métiers pour lesquels l'offre d'apprentissage n'existe pas localement ;
  • la mobilisation de tous les acteurs : l'Éducation nationale souhaite changer l'image de l'apprentissage auprès des jeunes et des acteurs de l'orientation. Ainsi, la découverte de l'apprentissage sera intégrée dans le parcours individuel d'information, d'orientation et de découverte du monde économique et professionnel auquel chaque élève aura accès à partir de la 5e ;
  • la reconnaissance des deux voies de formation initiale : l'inscription des vœux de formation par apprentissage dans AFFELNET et dans Admission post bac. La  procédure d'affectation en EPLE et l'application AFFELNET évolueront afin d'intégrer l'accès aux formations en apprentissage. L'intégration des formations en apprentissage sera généralisée dans le logiciel d'Admission post bac ;
  • l'acculturation des personnels de l'éducation nationale à l'apprentissage : des modules de formation seront introduits dans la formation initiale et continue des enseignants et des personnels de l'orientation et un module "ingénierie et évaluation de l'apprentissage" dans la formation initiale et continue des personnels d'encadrement.

Source : la grande conférence sociale pour l'emploi des 7 et 8 juillet 2013


Niort - Conférence - 6 février 2015 - 33 min 44 sec

Damien BROCHIER, chercheur au Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq)

Fonctions des intervenants à la date du prononcé de l'intervention



L'histoire de l'apprentissage


Une lente évolution de l'apprentissage sur 40 ans

La formation par apprentissage a pour vocation de permettre aux jeunes d'accéder à une qualification, par alternance de périodes de formation salariée en entreprise et de périodes de formation en centre de formation. Le dispositif de formation a subi d'importantes évolutions ces 40 dernières années, facilitant ainsi la croissance des effectifs. La France compte aujourd'hui 425 000 apprentis, contre 160 000 dans les années 1970, et le nombre de contrats signés chaque année est supérieur à 240 000.


Des politiques publiques successives pour accompagner l'évolution des besoins et des parcours de formation et encourager le développement de l'apprentissage

En 2008, le nombre d'apprentis s'élevait à 427 000, soit une augmentation de 83 % sur près de quarante ans (référence 1970/1971, 232 600 apprentis), + 2 % en moyenne par an, mais seulement +22 % si l'on prend les chiffres des années 1960 (350 000 apprentis). En fait, c'est à partir de 1994/1995 que l'accroissement va être conséquent et permettre de dépasser les effectifs des années 1960. L'évolution est donc lente mais la métamorphose est radicale. Elle a, peu à peu mais sûrement, transformé le paysage de l'enseignement technique et professionnel. Cette organisation progressive de l'apprentissage, une dizaine de lois en quarante ans, lui a permis d'améliorer son image, de redorer son blason, de se moderniser, de trouver un souffle nouveau. Il se transforme en quantité mais aussi en qualité. Il ne concerne plus seulement des jeunes inscrits en CAP (certificat d'aptitude professionnelle) mais touche aussi l'enseignement supérieur. Les jeunes entrent de moins en moins dans l'apprentissage par défaut. Les apprentis CAP et BEP (brevet d'études professionnelles) qui étaient largement majoritaires laissent la place à davantage d'apprentis en baccalauréat et dans le supérieur. Le pourcentage d'apprentis âgés de 20 ans et plus est maintenant plus important que celui des apprentis âgés de 16 ans. Même si les filières traditionnelles de l'apprentissage restent importantes (artisanat, restauration, mécanique, bâtiment, coiffure, …), de nouvelles branches découvrent ce statut et la part des entreprises de plus de 10 salariés accueillant des apprentis augmente.


Consulter la publication Bref du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) n° 333, mars 2015 (4 pages par Damien Brochier et Claudine Romani).



L'apprentissage dans le temps


5 min 27 sec

Jean-Marc HUART, inspecteur général de l'Éducation nationale (IGEN),
sous-directeur des politiques de formation et de contrôle à la DGEFP
(délégation générale à l'emploi et la formation professionnelle)


Mise en ligne le 26/06/2015



Imprimer la pageHaut de page

Naviguez dans le dossier

 Présentation du dossier  Apprentissage en EPLE

 Orientations ministérielles

 Organisation et mise en œuvre

 Points de vigilance

 Pédagogie

 Acteurs et partenaires

À voir sur le web

Conférences

Contribuer au développement de l'apprentissage : un enjeu éducatif majeur pour l'éducation nationale

Damien BROCHIER, chercheur au Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq)


Niort - Conférence
6 février 2015
33 min 44 sec



Administration française École supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Téléport 2 - BP 72000 - Bd des Frères Lumière - 86963 Futuroscope Chasseneuil Cedex - France - Tel +33 (0)5 49 49 25 00

© 2013 ESENESR - Mentions légales - Contactez-nous