Le collège unique reste l'ambition essentielle avec la maîtrise du socle. Des approches pédagogiques différenciées peuvent être proposées aux élèves.
Les dispositifs d'alternance sont des dispositifs dérogatoires destinés aux élèves volontaires de 4e, d'au moins 14 ans, en grande difficulté. Durant l'année, ils suivent une partie des cours dans leur classe de collège, une autre partie dans un lycée professionnel et/ou dans une entreprise. Le dispositif peut se poursuivre en classe de 3e. La loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République devrait préciser les conditions d'application des DIMA (dispositifs d'initiation aux métiers en alternance).
La mise en place de périodes alternées (collège, lycée professionnel et entreprise) est l'une des réponses apportées par les établissements, dans le cadre de leur autonomie, à la diversité et à l'hétérogénéité des élèves accueillis. C'est un dispositif utilisable dans la personnalisation des parcours.
C'est une formation partagée et contractualisée entre parents, élèves, collège, lycée professionnel et entreprise, qui s'adresse, à partir de la classe de 4e, aux élèves d'au moins 14 ans présentant un retard dans les apprentissages et/ou une démotivation pour une scolarisation ordinaire, sans problème de comportement majeur, et manifestant un intérêt pour les domaines professionnels. Le dispositif d'alternance relève d'un approfondissement du parcours de découverte des métiers et des formations (PDMF).
Objectif général : réduire les sorties sans qualification du système scolaire, ce qui constitue l'un des enjeux prioritaires fixés à l'École.
Objectifs opérationnels :
En tant que dispositif, l'alternance est financée sur les moyens propres de l'Établissement public local d'enseignement (EPLE), éventuellement abondés par des moyens spécifiques accordés par les autorités de tutelle (Heures Supplémentaires Effectives - HSE).
Le conseil pédagogique peut être saisi pour bâtir la coordination entre la période "dans et hors" l'établissement, ainsi que les conditions de prise en charge des élèves à leur retour.
L'établissement doit définir précisément les modalités d'affectation et de suivi pédagogique des élèves et la durée des différentes périodes. Il est en particulier indispensable de conserver un enseignement disciplinaire de base, en référence au socle commun, de façon à permettre aux élèves de pouvoir présenter le diplôme national du brevet et de poursuivre leur formation en lycée. Compte tenu, par exemple, des réformes de l'enseignement professionnel et industriel, il faut veiller à maintenir deux langues vivantes.
Le dispositif est souple sur la durée : un élève peut en bénéficier pendant quelque temps, puis réintégrer le cadre général.
Trois possibilités peuvent exister ou coexister :
Une convention cadre validée par le conseil d'administration doit être élaborée entre le collège et chaque lycée professionnel (et/ou une convention type entre le collège et chaque entreprise). Elle comprend obligatoirement un niveau général qui précise le cadre du partenariat et une annexe individuelle par élève qui fixe les objectifs, la durée et les modalités pédagogiques retenues. L'organisation des enseignements doit permettre l'intégration sur le temps scolaire des activités en LP et/ou en entreprise.
Un suivi et une évaluation des compétences du socle acquises lors des périodes en LP ou en entreprise sont indispensables. Des outils (fiche de suivi, carnet de bord de l'élève, livret personnel de compétences, dossier pédagogique, ...) doivent accompagner le dispositif.
Une appréciation sera également portée sur le bulletin trimestriel.
Par ailleurs, il est important de faciliter et de valoriser le retour en classe des élèves après les périodes en entreprise ou en lycée, par la mise en place de tuteurs (adultes et élèves) et la restitution argumentée de l'expérience vécue au groupe classe.
Les dispositifs en alternance dans les classes de 4e et de 3e de collège peuvent ouvrir droit à la perception de la taxe d'apprentissage. Les établissements concernés doivent se rapprocher des services de la préfecture de leur région (ou consulter son site internet) pour savoir s'ils peuvent en bénéficier (la liste des établissements est arrêtée par le préfet, sur proposition du recteur).
Consulter la fiche relative à la collecte de la taxe d'apprentissage.
Code de l'éducation
Code du travail
Autres textes
Quatre vues d'ensemble sur l'alternance
Des ressources plus ciblées
École supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Téléport 2 - BP 72000 - Bd des Frères Lumière - 86963 Futuroscope Chasseneuil Cedex - France - Tel +33 (0)5 49 49 25 00